jeudi 13 décembre

enfin le 1er article de fond sur le "pot" est apparu sur notre nouveau blog: chacun va peu à peu se découirir  et je voudrai dire à Alain de réduire un peu la taille de sa police .Quoiq'il en soit , félicitation pour le tableau présenté , je sais qu'il tient à coeur de son réalisateur.

Courage pour les autres peintres qui ne manqueront pas d suivre l'exemple d'un de nos membres les plus récents: une belle anfractuosité verra peut-être les honneurs du web dans un prochain message.

Quant à moi, j'en suis encore à chercher  pour suivre les conseils de Bruno t présenter une photo d'oeuvre en petit modèle photo : je cherche et je pense avoir trouvé : votre avis sur une de mes aquarelles ??

Gégé

                                   


Livre de coin

Mon petit fils 5ans  3Comme papa 

En ce temps là, ce coin s’appelait le « petit coin ». Il succédait, non sans regret, au « petit pot » qui avait jusqu’alors  réceptionné le produit de mes digestions, elles mêmes résultantes de gavages prodigués par ma Mère, Grand-mère, Marraine associées dans le seul but, disaient elles, de me maintenir en bonne santé décrétée, personne ne sait pourquoi, fragile. Le moindre étron déclenchait des hourras et des bravos ainsi que des commentaires sur la taille, la couleur et les relations évidentes avec les repas de la veille. C’est dire que le bambin que j’étais alors n’avait pas vu le déménagement vers ces lieux comme un progrès essentiel ni comme la victoire personnelle promise par mon entourage en cas de succès. C’est plutôt l’anxiété qui accompagnait mes expéditions, se traduisant par des coliques productives ou non  qui m’amenèrent progressivement à stationner  plus que de raison dans ce local. Aux applaudissements et encouragements succédèrent  des questions inquiètes et vaguement répréhensives : « t’as pas encore fini ?  Qu’est ce que tu fais ? Tu ne vas pas y passer la journée ? » . Je finissais par sortir épuisé et un peu honteux quel que fut le résultat de mes efforts, résultat qui disparaissait dans une cataracte d’eau dont le bruit d’enfer finissait de renforcer l’impression d’avoir perdu le meilleur de moi-même. Plus tard il me vint l’idée d’utiliser le temps passé aux toilettes pour lire et apprendre. C’est ainsi qu’il est probable que le peu de choses que je connaisse aujourd’hui soit plus l’héritage de ce « coin » que celui de l’école qui pourtant ne manqua pas de m’y envoyer souvent compte tenu d’une tentation chronique à la rêverie et la dissipation. L’idée de ce « Livre de coin » n’a d’autres prétentions que de permettre à ceux qui réfléchissent et pensent ici mieux qu’ailleurs, de laisser une trace en épargnant les murs pour le plaisir de leurs successeurs. 

Alain